Après-midi Saint Joseph

Le service évangélique des malades

Quelle est sa mission ?

Répondre aux appels qui lui sont faits de visiter des personnes malades, seules, âgées ou handicapées, sans oublier leurs proches. Aider ces personnes souffrantes à avoir une place dans la communauté humaine et paroissiale. Sensibiliser la communauté chrétienne à la vie des personnes touchées dans leur santé ou leur grand âge, en les visitant et en priant. Faire le lien avec d’autres groupes, mouvements, services qui ont aussi une mission auprès de personnes malades, âgées, handicapées (Aumôneries Hospitalières),

Pour qui ?

Pour toute personne malade, âgée, isolée . A domicile, dans les EHPAD, foyers-logements, résidences.

Visiter au nom de qui ? Pour quoi ?

Des chrétiens envoyés par la communauté paroissiale : Accompagnent les personnes humainement et spirituellement, dans le respect de l

a confidentialité. Partagent avec les personnes qui le désirent leur foi chrétienne, leur port

ent la communion ou proposent les sacrements (réconciliation, onction des malades). Vous êtes 

malade ou que vous ne pouvez pas vous déplacer, et que vous souhaitez recevoir une visite ou la communion eucharistique chez vous. Si vous connaissez des personnes âgées, malades, ou qui ne peuvent se déplacer et qui désirent recevoir la communion eucharistique chez elles, prenez contact à la paroisse. N'hésitez pas à contacter Serge Bréhard, diacre permanent: 07 87 87 93 66 ou par mail : sb.brehard@orange.fr

Le denier du culte

Le devoir du denier de l'Eglise

Laval, le 21 septembre 2017  
St Matthieu, patron des collecteurs d’impôts

Chers amis,

Au jour où je vous écris ce courrier, nous fêtons St Matthieu qui avant de suivre le Christ exerçait le dur métier de collecteur d’impôt… Autant dire qu’il n’était pas forcément le bienvenu dans les chaumières et que son apparition n’annonçait rien de bon... Je me mets pourtant sous cet audacieux patronage pour m’adresser à vous et vous sensibiliser à un besoin urgent que nos paroisses et notre diocèse ont de pouvoir compter sur vous.

Le denier de l’Eglise est souvent compris à tort comme une question taboue. L’Eglise est souvent complexée quand il s’agit de parler d’argent. Elle craint peut-être inconsciemment de s’exposer à la critique de son maître qui rappelle maintes fois dans l’évangile que la possession de l’argent pervertit les cœurs au détriment de l’essentiel de la vie. Faire appel à la générosité des fidèles pour la vie de l’Eglise, quand d’autres situations, que nous savons critiques, pour des familles et des populations entières obligent moralement au partage des richesses, pourrait nous paralyser.

La question est simple : la prétendue richesse de l’Eglise n’est qu’apparente et les critiques qu’elle essuie à ce sujet sont injustes et l’effet d’une vision superficielle de la réalité. Si l’on peut finalement se réjouir que l’état français prenne soin de nos édifices, dont tous nos concitoyens sont héritiers avec nous, ceux qui sont proches de la vie de paroisse savent que quotidiennement l’Eglise vit de bouts de ficelles et que chaque dépense doit être analysée et justifiée.

Sur la paroisse St Pierre – St Vénérand, si nous devions salarier, comme c’est le cas dans certains pays, ne serait-ce que certains services absolument nécessaires à la vie d’une communauté chrétienne, nous déposerions le bilan en quelques mois. Que soit ici souligné l’élan de bénévolat édifiant que vivent nos paroisses. Du temps et de l’énergie sont consacrés sans rétribution, parce que l’Eglise est votre famille. « Cela va de soi » dirons-nous ? Pas forcément. Le bénévolat est l’expression d’une certaine vision de la société, de la relation aux autres. Il incarne dans nos vies la part de gratuité qui donne sens à nos journées et à nos talents.

Comme la grande majorité des paroisses, la nôtre n’a aucun salarié à l’exception des diacres et prêtres (environ 550 € par mois). Nous n’avons aucunement à nous en plaindre car l’esprit de notre mission ne consiste en aucun cas à thésauriser. Bien au contraire.

Le diocèse a fait et fait de grands efforts pour limiter sa masse salariale. Avec les difficultés que cela peut causer, et que vous pouvez deviner, quand il s’agit de décider de ne plus salarier tel poste, pourtant vital pour l’organisation de la vie diocésaine.

Soyons clairs : si nous ne réveillons pas les consciences, en particulier des jeunes générations, sur le devoir de participer au denier de l’Eglise, le diocèse sera prochainement en faillite, avec les conséquences désastreuses que cela pourra avoir pour nous tous. Ce n’est malheureusement pas une exagération.

Ce message vous invite donc, chers paroissiens, à ne pas hésiter à échanger avec vos proches sur ces questions, à décomplexer notre discours sur ces questions financières. Nous sommes de très loin, « l’association » qui réunit le plus de monde chaque dimanche dans notre département. Même si elle est plus que cela, l’Eglise catholique est de loin et proportionnellement à ses moyens la plus grosse ONG dans le monde. Elle a soin des plus petits et des personnes dans le besoin. Il peut y avoir des scandales qui ne manqueront pas de faire la une des journaux et ils doivent être sanctionnés, mais la vérité est qu’ils sont accidentels par rapport au quotidien de la vie des paroisses et des diocèses.

Nous travaillons à l’essentiel de la vie des gens : la vie et la mort, le sens de l’amour, du travail et des valeurs qui durent. Nous servons les malades et tenons la main des mourants. Nous éduquons les jeunes gens et enseignons à nous aimer les uns les autres. Nous sommes plus d’un 1 milliard de catholiques. Nous n’avons définitivement pas à rougir que cela ait un coût. L’espérance a un coût, c’est un fait.

Nous savons les difficultés économiques que traversent beaucoup de foyers. Il s’agit de prendre sa juste part, la part qu’on aimerait que le bien et Dieu prennent dans nos vies.

Merci de tout cœur à vous qui donnez et avez déjà donné au denier de l’Eglise. Merci à ceux qui convaincront d’autres personnes de le faire. Merci à vous les plus jeunes générations de prendre en main l’avenir économique de l’Eglise.

Pour toute information sur le denier de l’église et en particulier son mode de paiement en ligne, voyez le nouveau site du diocèse de Laval : www.diocesedelaval.fr Que le patron des collecteurs d’impôts, St Matthieu nous aide dans ce discernement.

Bien fraternellement,

Don Pierre-Antoine Belley Curé de St Pierre St Vénérand.

M. Guillaume de Billy, membre du conseil économique, chargé du denier du culte.